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C’est grâce à Mme. Kelley, mon prof de français au lycée, que j’ai entendu la célèbre chanson La vie en rose d’Edith Piaf pour la première fois à l’âge de 15 ans. Je n’avais pas beaucoup d’informations sur Piaf à l’époque ; je savais que sa vie fut difficile, qu’elle était très petite (seulement 4 pieds 8 pouces, si je m’en souviens correctement), et qu’elle s’habillait toujours en noir. Mais dès le moment que j’ai entendu sa voix, la chanteuse m’a ensorcelée. Puisque personne n’avait l’Internet dans ma petite ville campagnarde du Nouveau Mexique en 1995, j’ai eu du mal à apprendre plus sur sa vie, et comme il n’y avait pas d’Amazon.com, je n’ai pas pu découvrir plus de ses chanson. (C’est dingue comment les choses ont changé dans 10 ans.) Mon enthousiasme a donc fané, mais je n’ai jamais oublié l’histoire triste de sa vie, ni l’émotion qu’elle a transmise à travers sa voix tremblante et intense. Cette fascination d’adolescence a été récemment réveillée quand je suis allée voir La Môme, le nouveau film extraordinaire qui nous fait découvrir la vie exceptionnelle et tragique de cette petite dame fragile qui devint l’une des plus grades chanteuses françaises.
En bref, le film est génial. L’histoire vraie de la vie d’Edith Piaf rivalise n’import quelle histoire farfelue Des feux de l’amour. Née à Belleville à Paris, et abandonnée d’abord par sa mère, la chanteuse, et après par son père, le contorsionniste, Edith est élevée par des prostituées dans le bordel de sa grand-mère en Normandie jusqu’à ce que son père revienne la reprendre après la grande guerre pour faire des cirques avec lui. Une petite gamine de santé fragile, elle devient aveugle, mais sa vue est revenue après une visite de la tombe de Thérèse Martin à Lisieux. Dans le film, on voit aussi ses premières années de chanteuse de rue, on la suit dans les music-halls, à ses grands spectacles à Paris et à New York, et dans sa petite maison à Cannes où elle disparait. Mais au lieu de suivre un fil linéaire, la narration du film est une mosaïque de flashbacks qui sautent entre des étapes différentes de la vie de Piaf, sans respecter la chronologie. Ceci rend le film un peu difficile à suivre si l’on ne connait pas déjà l’histoire romanesque de sa vie. C’est pareillement une manière génie pour transmettre le chaos et l’enchevêtrement qui ont caractérisé la vie d’Edith Piaf.
La métamorphose de Marion Cotillard en Edith Piaf est impressionnante. Sa représentation de la chanteuse dans toutes les étapes différentes de sa vie—d’une jeune chanteuse de rue à Paris, à une vedette internationale, jusqu’à une vieille dame d’une santé fragile—est impeccable. L’Oscar pour la meilleure actrice doit être le sien. En plus, Piaf elle-même contribue à la grandeur du film à travers ses chansons. On y entend tous ses meilleurs tubes, parmi lesquels « Non, je ne regrette rien, » « Milord, » et, oui, « La vie en Rose. »
J’étais ravie qu’il y ait plein de clips des spectacles de Piaf sur YouTube. L’un de mes préférés est ci-dessous, un extrait (en anglais et français) de la Môme Piaf quand elle fut l’invitée d’Ed Sullivan. Même quand elle parle en anglais, elle est fascinante:
Douze ans après mon premier rencontre avec Edith Piaf, je suis captivée à nouveau par son histoire émouvante après avoir vu ce film. Je terminerai mon blog donc avec la dernière chanson du film, et l’une de mes préférées :
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